L’usage de substances est répandu chez les jeunes au Canada. Ainsi, en 2023-2024, 22 % des élèves de la 7e à la 12e année ont dit avoir consommé de l’alcool, 15 %, avoir vapoté (de la nicotine ou un autre produit au contenu inconnu) et 12 %, avoir consommé du cannabis dans les 30 derniers jours. Les méfaits de l’usage de substances peuvent être chroniques et affecter de nombreuses facettes de la vie. Cela dit, chaque interaction avec des jeunes, même si elle est de courte durée, et peu importe la raison qui les a amenés à l’hôpital, est une occasion de lui fournir un soutien empreint de compassion.
Les Lignes directrices canadiennes pour la santé liée à l’usage de substances dans les hôpitaux pédiatriques sont conçues pour être utilisées dans les services d’urgence pédiatrique, les cliniques externes et en cas d’hospitalisations. Elles ont été élaborées en collaboration avec le Groupe consultatif canadien sur l’usage de substances chez les jeunes, ainsi qu’avec des jeunes, des parents et des tuteurs.
Les lignes directrices formulent des recommandations en vue d’augmenter la qualité, la cohérence et l’efficacité des soins de santé pédiatriques en usage de substances et, ainsi, d’améliorer les résultats pour les jeunes et leurs familles au Canada.
Quelques sujets abordés
- Dépistage et évaluation clinique
- Options d’intervention (p. ex. gestion du sevrage, interventions initiales et psychosociales, réduction des méfaits, pharmacothérapie, soutien continu)
- Points à prendre en compte pour des soins de qualité
- Ains que :
- Protocole de soins qui facilite la prise de décisions cliniques
- Annexe proposant des outils de dépistage et d’évaluation, et des interventions psychosociales
Les lignes directrices sont particulièrement utiles à ces intervenants :
- Fournisseurs de services
- Dirigeants ou administrateurs cliniques
- Responsables des politiques
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Préparées avec la contribution de jeunes, de parents et de tuteurs :
« Honnêtement, si le médecin ou le prestataire dégage simplement une belle énergie ou des ondes positives… on se sent en sécurité avec lui. C’est ce qui aiderait vraiment. Je pense qu’il faut inclure [les jeunes] dans les décisions […] et prendre en compte leur mode de vie et la façon dont les ordonnances ou les médicaments fonctionneraient […] écouter ce qu’ils ont à dire, et puis, juste être sincère et empathique. » — Jeune, groupe de discussion
« Je sentais qu’on me confiait beaucoup de responsabilités, mais sans le soutien nécessaire. Le plan de congé ne donnait pas d’instructions claires pour le suivi ni de liens vers des services communautaires, alors j’ai dû faire beaucoup de démarches moi-même pour trouver des ressources. » — Proche aidant, groupe de discussion