Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances

Recherche

Les services de traitement et de soutien peuvent aider les personnes qui subissent les méfaits de l’usage de substances et de la dépendance. Pour pouvoir prodiguer les meilleurs soins possibles, les professionnels de la santé et de domaines connexes se doivent d’adopter une approche personnalisée. Offrir une gamme de services sur mesure, qui répondent à divers besoins, à différents moments, c’est offrir aux gens la meilleure chance de se rétablir. Les gens qui ont accès à des recherches poussées et à des outils sont plus à même de prendre des décisions éclairées concernant leur bien-être. La section Recherche fournit de l’information sur les soins de qualité, le rétablissement et le traitement de l’usage d’opioïdes chez les jeunes.

Soins de qualité

Soins de qualité

Soins pour les dépendances

Décider d’aller chercher de l’aide pour un usage problématique de substances ou une dépendance à l’alcool ou à la drogue peut être l’une des décisions les plus importantes d’une vie. Que le service soit recherché pour soi ou pour une personne chère, il est crucial de trouver le traitement approprié. Comme les autres problèmes de santé chroniques, la dépendance requiert une prise en charge et un soutien. Pour mieux renseigner les gens sur les options qui s’offrent à eux, le CCDUS a publié Trouver des traitements de qualité pour les dépendances au Canada, qui outille et informe le public de ces façons :

  • donne de l’information sur les différents traitements possibles;
  • prépare les gens à discuter avec un fournisseur de traitement des dépendances ou de soins de santé pour obtenir de l’aide pour une consommation d’alcool ou de drogue;
  • propose des questions à poser à un fournisseur de traitement des dépendances ou de soins de santé;
  • donne de l’information pour mieux comprendre les services offerts.

Pratiques exemplaires dans le continuum des soins pour le traitement du trouble lié à l’usage d’opioïdes

Les personnes ayant un trouble lié à l’usage d’opioïdes devraient avoir accès à des options de traitement qui répondent à tous leurs besoins. Ces options doivent être globales et éclairées par des données probantes et pourraient améliorer la vie de ces personnes. Quand ils connaissent les pratiques exemplaires dans le continuum des soins, les intervenants sont à même d’offrir des services efficaces pour prévenir et minimiser les méfaits. Voici quelques-unes de ces pratiques :

  • Déterminer les buts du traitement du patient;
  • Adapter le plan de traitement pour qu’il réponde aux besoins et aux buts de la personne;
  • Évaluer de façon continue le bien-être de la personne pour voir si certains éléments nuisent à l’obtention de résultats positifs;
  • Offrir des services qui sont culturellement compétents et sécuritaires;
  • Offrir des services qui sont sensibles au traumatisme et au genre;
  • Atténuer la stigmatisation;
  • Créer un lien de confiance et assurer la continuité des changements positifs faits sur le plan de l’usage de substances grâce à l’entraide par des pairs.

Pour en savoir plus, voir la section Opioïdes.

Indicateurs nationaux de traitement

Le projet d’indicateurs nationaux de traitement vient orienter, par la collecte de données exactes sur le traitement de l’usage de substances, la planification efficace du système et des services. Pour en savoir plus, voir la section Indicateurs nationaux de traitement.

Réduire les méfaits liés à l’alcool chez les étudiants postsecondaire

La consommation d’alcool est source de méfaits pour les jeunes et leur communauté. Bon nombre d’étudiants ignorent ses possibles conséquences à court terme, comme les blessures et les gestes regrettables ou criminels.

Pour comprendre l’ampleur de la consommation excessive d’alcool chez les jeunes de leur communauté, des partenaires de Sherbrooke (Québec) ont mis sur pied un comité avec deux membres du Partenariat en éducation postsecondaire – Méfaits de l’alcool, soit l’Université Bishop’s et l’Université de Sherbrooke. Le but : proposer des mesures en vue de réduire les méfaits liés à l’alcool. En voici quelques exemples :

  • Établir une procédure qui garantirait à chaque jeune de passage à l’urgence pour une intoxication grave à l’alcool de bénéficier d’une intervention rapide pour dépister tout usage problématique potentiel;
  • Diriger les jeunes qui sont hospitalisés vers des conseillers en dépendance pour un suivi;
  • Créer une application mobile ou en ligne qui fournit aux jeunes une rétroaction personnalisée sur leur consommation d’alcool;
  • Créer des espaces de soutien sécuritaires pour offrir aux jeunes qui ont trop bu un endroit où s’asseoir, se détendre, boire de l’eau et manger.

Pour en savoir plus sur les méfaits liés à l’alcool chez les jeunes, voir la section Les jeunes et l’alcool.

Rétablissement

Rétablissement

Le rétablissement d’une dépendance est un cheminement personnel qui peut emprunter diverses voies. La plupart des personnes en rétablissement ont une bonne qualité de vie propice à un engagement envers la famille, les amis, la communauté et le marché du travail. Par contre, de nombreuses personnes doivent affronter des défis et des obstacles avant d’entamer leur processus de rétablissement. Pour mieux comprendre l’expérience de ces personnes, le CCDUS et le Comité consultatif national sur le rétablissement ont mené le premier sondage canadien auprès de personnes en rétablissement. Quelques constats de ce sondage :

  • Les répondants ont dit avoir une qualité de vie positive (90,7 % d’entre eux ont affirmé avoir une excellente, une très bonne ou une bonne qualité de vie);
  • Ils définissent le rétablissement comme une meilleure santé, la présence de liens sociaux, un bon fonctionnement social et une meilleure qualité de vie, et parfois aussi comme l’abstinence;
  • Ils ont emprunté divers chemins pour entamer et poursuivre un processus de rétablissement, plusieurs ayant choisi une combinaison de ressources familiales, professionnelles et d’entraide.

Les Canadiens ne savent pas toujours que le rétablissement de la dépendance est possible et durable. Il faut donc informer les personnes en rétablissement, leurs alliés, les professionnels du traitement et le grand public des diverses voies menant au rétablissement au Canada. De cette façon, ils connaîtront mieux les programmes, aides et soutiens disponibles et il sera possible de combattre la stigmatisation, les stéréotypes et les perceptions erronées entourant le rétablissement. Pour faciliter l’amorce d’une discussion sur le rétablissement, le CCDUS a préparé une trousse d’outils de communication qui regroupe les éléments suivants :

  • des infographies et des images créées à partir des données recueillies auprès des 855 répondants en rétablissement;
  • des messages importants sur le rétablissement à transmettre aux employés, collègues, clients, membres de la famille et autres membres de la communauté;
  • des affiches, des bannières, du texte et des images pour Twitter et Facebook.

Vers un système de soins axé sur le rétablissement

Chacun vit à sa façon le cheminement vers un rétablissement durable de l’usage de substances et de la dépendance. Les ressources individuelles, sociales et communautaires peuvent jouer un rôle considérable dans le rétablissement à long terme d’une personne. De plus, selon les résultats du sondage La vie en rétablissement,de nombreux prestataires de services contribuent à améliorer la vie des personnes et de leurs familles. Le rapport sur le sondage réitère que la collaboration intersectorielle et avec les services communautaires est essentielle.

Pour mettre à profit ce travail et appuyer le mouvement vers un système de soins axé sur le rétablissement, le CCDUS a collaboré avec le Comité consultatif national sur le rétablissement pour préparer une ressource s’adressant aux fournisseurs de services et aux décideurs. Cette ressource met de l’avant :

  • la pertinence d’adopter une approche axée sur le rétablissement dans le continuum des soins;
  • des renseignements sur la vision commune du Canada;
  • six principes directeurs du rétablissement;
  • des exemples de politiques et de pratiques pouvant être mises en œuvre pour appuyer chacun des principes du rétablissement.

Traitement de l’usage d’opioïdes chez les jeunes

Traitement de l’usage d’opioïdes chez les jeunes

Au Canada, le traitement de l’usage de substances offert aux jeunes de 12 à 24 ans n’arrive pas à suivre la hausse des troubles liés à l’usage d’opioïdes et des décès par surdose. Compte tenu de la crise des opioïdes qui sévit au Canada, il s’avère essentiel d’offrir des traitements auxquels les jeunes peuvent accéder. En effet, les traitements en place ont été conçus pour les adultes, et ceux offerts aux jeunes devraient répondre à leurs besoins particuliers.

Projet Améliorer le traitement ensemble

Le projet ATE (Améliorer le traitement ensemble) mise sur la collaboration avec les familles, les jeunes et les fournisseurs de services pour améliorer le traitement de l’usage d’opioïdes offert aux jeunes. Le but, c’est de trouver des solutions qui répondent aux besoins des jeunes ayant un trouble lié à l’usage d’opioïdes. Cette démarche signifie que les produits et outils mis au point pour améliorer le traitement de l’usage d’opioïdes chez les jeunes auront des retombées plus marquées.

Le projet ATE repose sur trois principes directeurs :

  1. améliorer l’accès au traitement des troubles liés à l’usage d’opioïdes pour les jeunes;
  2. offrir des traitements qui répondent aux besoins particuliers des jeunes;
  3. permettre aux jeunes de rester en traitement aussi longtemps que nécessaire.

À l’heure actuelle, le projet ATE se concentre principalement dans l’Ouest canadien.

Recherche et publications

Le projet ATE est né à la suite de consultations tenues en 2016 et 2017 portant sur des recherches récemment publiées, qui ont fait ressortir la nécessité d’offrir aux jeunes des traitements de l’usage de substances adaptés à leur niveau de développement. Voici quelques-unes de ces recherches (en anglais seulement) :

Partenaires et collaboration

Le CCDUS travaille au projet ATE en étroite collaboration avec deux grands partenaires provinciaux, Foundry en Colombie-Britannique et les Services de santé de l’Alberta, en Alberta. D’autres collaborations seront mises sur pied pour favoriser l’adéquation du projet avec les nouvelles recherches et pratiques prometteuses, notamment avec la Société du centre McCreary, le Centre sur l’usage de substances de la Colombie-Britannique et l’Initiative canadienne de recherche en abus de substance (Prairies).

Le CCDUS collabore aussi avec un partenaire national, FRAYME, pour que les acquis et les connaissances issus du projet ATE soient largement diffusés au Canada et à l’étranger.

Le CCDUS et Foundry, en collaboration avec certaines collectivités britanno-colombiennes, sont à concevoir des solutions qui seront utiles aux membres de ces collectivités. Les solutions s’arrimeront aux services offerts par les espaces jeunesse intégrés de quatre centres Foundry.

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