Aider les dirigeants municipaux internationaux à remédier efficacement à la crise des opioïdes synthétiques
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Des dirigeants et experts internationaux se réunissent à Vienne cette semaine pour la 69e session de la Commission des stupéfiants. La Mission permanente du Canada auprès de l’Organisation des Nations Unies à Vienne et le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances (CCDUS) ont organisé plus tôt aujourd’hui un événement parallèle sur l’apparition rapide d’opioïdes synthétiques sur le marché de la drogue.
Pendant cet événement, Les villes en première ligne : leadership municipal et réponses coordonnées aux opioïdes synthétiques, les participants ont examiné la façon dont les municipalités, qui sont souvent les premières à vivre les conséquences de l’usage d’opioïdes synthétiques comme le fentanyl et les nitazènes, peuvent soutenir un leadership efficace, dans un contexte de plus en plus transnational.
Conférenciers de cet événement
- Kevin Brosseau, tsar du fentanyl du Canada
- Vernon White, ancien chef du Service de police d’Ottawa et ancien sénateur du Canada
- Jane Mounteney, Ph.D., chef, unité Usage de substances, méfaits et interventions, Agence de l’Union européenne sur les drogues
- Chris Cull, fondateur, Inspire by Example
- Dr Alexander Caudarella, premier dirigeant, CCDUS
« Nous savons que la crise des opioïdes synthétiques est transnationale, mais c’est dans les villes et communautés qu’elle se fait vraiment sentir, que les surdoses et la criminalité surviennent et que des mesures sont prises. Un leadership municipal et une intervention coordonnée entre les services policiers, sociaux et de santé sont nécessaires pour relever les défis », a affirmé Vernon White, ancien chef du Service de police d’Ottawa et ancien sénateur du Canada.
Les participants ont pu se renseigner sur l’approche pangouvernementale adoptée au Canada pour remédier à la crise des opioïdes synthétiques et sur le rôle que joue le tsar du fentanyl du Canada dans la coordination de la réponse nationale à la crise. L’événement a aussi porté sur la façon dont des partenaires municipaux, provinciaux, nationaux et internationaux peuvent mieux coordonner les données, les systèmes d’alerte rapide et les réponses politiques en vue de soutenir les villes se trouvant sur la ligne de front de la crise.
« On parle ici d’une question complexe et changeante, pour laquelle il faudra une réponse locale, même si sa portée est mondiale. Le panel a présenté les points de vue de différentes organisations, de même que du secteur de la santé et de l’administration publique », a expliqué le Dr Alexander Caudarella, premier dirigeant du CCDUS. « Pour le CCDUS, ce fut l’occasion de partager certaines des connaissances sur les opioïdes acquises grâce à notre travail avec le Réseau communautaire canadien d’épidémiologie des toxicomanies (CCENDU) et l’Initiative des petites villes. Cette dernière nous aide à trouver des solutions communautaires à la crise de l’usage de substances. »
La Commission des stupéfiants a été créée par le Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) en 1946 afin d’assister ce dernier dans le suivi de la mise en œuvre des conventions internationales sur le contrôle des drogues. Composée de 53 États membres sélectionnés par ECOSOC, la Commission examine et analyse la situation mondiale en matière de drogue, en tenant compte de la réduction de l’offre et de la demande.
Le CCDUS contribue au dialogue international en faisant rayonner les points de vue de la société civile canadienne, notamment par sa participation au Comité de Vienne des ONG sur les drogues, qui fait le pont entre des organisations non gouvernementales et des processus mondiaux de politiques sur la drogue, comme la Commission des stupéfiants