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40 % Plus de Canadiens Consomment du Cannabis, Selon de Nouvelles Données

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Ottawa, 10 février 2026 – De nouvelles données montrent que le nombre de personnes ayant consommé du cannabis au moins une fois dans la dernière année a augmenté d’environ 40 % depuis 2017, selon le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances (CCDUS) et l’Institut canadien de recherche sur l’usage de substances (ICRUS) de l’Université de Victoria.

Le cannabis est la substance la plus consommée au Canada après l’alcool. La prévalence de l’usage de cannabis est passée d’un peu plus de 21 % en 2017 à près de 29 % en 2023. Les jeunes hommes de 15 à 35 ans ont le taux de consommation le plus élevé; celui-ci est passé d’environ 33 % en 2017 à près de 43 % en 2023. Il y a donc continuation d’une tendance à la hausse ayant débuté au moins en 2008 (première année pour laquelle de telles données sont disponibles).

« Pour pouvoir remédier aux difficultés associées à l’alcool et à la drogue, il faut savoir à quoi s’en tenir. D’où l’importance de rendre l’information accessible, pour que chaque communauté puisse en savoir plus sur les besoins locaux », a affirmé le Dr Alexander Caudarella, premier dirigeant du CCDUS. 

En ce qui concerne l’alcool, la consommation par personne de 15 ans et plus a diminué, passant de 10,4 à 9,4 verres standards par semaine entre 2008 et 2023, soit une baisse de 9,6 %. Ce qui veut dire que les Canadiens boivent 34 millions de verres standards de moins chaque semaine – une baisse substantielle et éloquente selon les chercheurs.

« C’est le plus important changement jamais enregistré concernant la consommation d’alcool. Cela représente en moyenne un verre de moins par personne par semaine, ce qui semble peu, mais aura une grande incidence sur les coûts et les méfaits, a expliqué le Dr Caudarella. Même un verre de moins par semaine peut améliorer la santé. Cela atténue la pression sur le système de santé et, surtout, contribue à la santé et au bien-être des personnes vivant au Canada. »

L’usage d’opioïdes illicites et sur ordonnance est en baisse, mais le nombre de décès reste élevé en raison de la grande toxicité des drogues non réglementées. Ce constat va dans le sens de conclusions antérieures du CCDUS, qui indiquent que, si le nombre de décès a diminué à l’échelle nationale en 2024, cette baisse était régionale et que le taux de mortalité était encore plus élevé en 2024 qu’en 2019. 

Les données présentées ici sont tirées du nouveau graphique interactif de prévalence préparé dans le cadre du projet Coûts et méfaits de l’usage de substances au Canada (CEMUSC) – un partenariat entre le CCDUS et l’ICRUS. Ce graphique est le seul outil au pays qui dénombre les personnes et les groupes consommant différentes substances au Canada selon l’âge, le sexe et l’année. 

« Quand on comprend les tendances dans l’usage de substances par région, année et groupe démographique, on facilite l’allocation de ressources à la prévention, au traitement et à la réduction des méfaits. Un regard à plus long terme permet d’adopter des politiques éclairées afin de répondre aux défis d’aujourd’hui et de planifier l’avenir », a ajouté le Dr Caudarella. 

« Nous invitons tous ceux et celles qui s’intéressent aux caractéristiques et tendances dans l’usage de substances licites et illicites au Canada à consulter cet outil en ligne unique et convivial », a déclaré Tim Stockwell, scientifique à l’ICRUS et co-responsable du projet. « Il intéressera particulièrement les administrations publiques, les groupes de défense, les chercheurs, les professionnels de la santé et le grand public. »

Des estimations à jour des coûts de soins de santé, de perte de productivité et de justice pénale associés à l’usage de substances seront rendues publiques par le projet CEMUSC dans les prochains mois. 



Au sujet du CCDUS
Le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances (CCDUS) a été créé par le Parlement afin de fournir un leadership national pour aborder la consommation de substances au Canada. À titre d’organisme de confiance, il offre des conseils aux décideurs partout au pays en profitant du pouvoir des recherches, en cultivant les connaissances et en rassemblant divers points de vue. Les activités et les produits du CCDUS sont réalisés grâce à une contribution financière de Santé Canada. Les opinions exprimées par le CCDUS ne reflètent pas nécessairement celles de Santé Canada.

Au sujet du ICRUS
L’Institut canadien de recherche sur l’usage de substances (ICRUS) est situé à l’Université de Victoria et est un réseau d’intervenants et de groupes se consacrant à l’étude de l’usage de substances et des dépendances pour contribuer aux efforts collectifs de promotion de la santé et de réduction des méfaits. La recherche qui y est faite est utilisée dans de nombreux projets, rapports, publications et initiatives qui aident les Canadiens à vivre une vie saine et heureuse, qu’ils consomment ou non des substances.


Personnes-ressources pour les médias
Christine LeBlanc, conseillère principale en communications stratégiques
Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances
613-898-6343 | cleblanc@ccsa.ca

Amanda Farrell-Low, agente de communications
Institut canadien de recherche sur l’usage de substances
250-853-3239 |  farlow@uvic.ca