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Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances

Après l’alcool, le cannabis est la substance la plus consommée au Canada. L’Internet regorge d’information sur les effets sur la santé et les bienfaits potentiels du cannabis. Cette information est parfois exacte, mais pas toujours. La section Recherche fait un résumé des dernières données scientifiques sur les effets du cannabis sur la santé, ses possibles bienfaits thérapeutiques et les perceptions du grand public.

Effets du cannabis
sur la santé

Effets du cannabis sur la santé

Si les données probantes sur les applications thérapeutiques du cannabis sont encore peu nombreuses, les risques associés à l’usage régulier, eux, sont bien connus. La recherche nous permet d’approfondir nos connaissances sur les risques et les bienfaits du cannabis.


COVID-19 et fumer ou vapoter du cannabis

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les applications thérapeutiques du cannabis et ses possibles bienfaits pour prévenir et traiter les symptômes de la COVID-19 suscitent de plus en plus d’intérêt. Toutefois, aucune information scientifique ne démontre les bienfaits du THC ou du CBD dans la prévention ou le traitement de la COVID-19. L’inhalation de la fumée de cannabis pourrait en fait endommager les poumons, ce qui rendrait plus vulnérable à la COVID-19 et aggraverait les symptômes de la maladie.

Ce résumé des données décrit quatre faits importants à savoir sur la COVID-19 et fumer ou vapoter du cannabis :

  1. La fumée de cannabis contient des substances chimiques (toxines, agents cancérigènes et irritants) connues pour nuire à la santé pulmonaire.
  2. L’usage régulier de cannabis peut causer de la toux, une respiration sifflante et une oppression thoracique. À long terme, le fait de fumer du cannabis peut aussi aggraver la bronchite chronique.
  3. Fumer du cannabis peut inhiber le système immunitaire, d’où une sensibilité accrue aux infections virales.
  4. Il existe un lien entre le vapotage d’extraits de cannabis non réglementés et de graves maladies pulmonaires.

Le document présente aussi huit conseils pour réduire les risques pour la santé chez ceux et celles qui fument du cannabis.


La série Dissiper la fumée entourant le cannabis

La série Dissiper la fumée entourant le cannabis examine les effets du cannabis sur la santé physique et mentale et analyse les implications pour les politiques et les pratiques. Préparée par des chercheurs spécialisés dans le domaine et examinée par des pairs, cette série porte sur ce que nous savons sur les effets du cannabis sur la santé, ce que nous ignorons et ce qui doit faire l’objet d’études plus poussées.

Faits saillants

Ce rapport offre un résumé des sept publications de la série « Dissiper la fumée entourant le cannabis ».

  • La consommation régulière de cannabis peut augmenter le risque de développer une psychose et la schizophrénie, surtout chez les personnes ayant des antécédents familiaux avec ces maladies.
  • La consommation régulière de cannabis avant l’âge de 16 ans peut entraîner des troubles d’apprentissage.
  • Le fait de fumer régulièrement du cannabis peut causer de la toux, de l’essoufflement et des bronchites.
  • La consommation de cannabis pendant la grossesse et l’allaitement peut nuire au développement du bébé.
  • Le cannabis affecte les capacités cognitives et motrices nécessaires à la conduite d’un véhicule motorisé et double les risques d’être impliqué dans une collision.
  • La consommation régulière d’extraits ou de concentrés de cannabis à taux élevé de tétrahydrocannabinol (THC) est associée à l’intolérance, à l’isolement et aux problèmes de consommation de cannabis.

Produits de cannabis comestible, extraits de cannabis et cannabis pour usage topique

Une toute nouvelle gamme de produits du cannabis est maintenant en vente au Canada. Les risques pour la santé et la sécurité que posent les produits de cannabis comestible, les extraits de cannabis et le cannabis pour usage topique sont différents de ceux associés au cannabis séché.

Ce qu’il faut savoir avec ces produits :

  • Les produits de cannabis comestible peuvent accroître le risque de surconsommation et, de ce fait, le risque d’intoxication.
  • Comme les produits de cannabis comestible ressemblent à d’autres aliments et boissons, ils présentent un risque accru d’ingestion accidentelle, surtout par les enfants.
  • Les extraits de cannabis de forte puissance font augmenter le risque d’intoxication, plus encore que le cannabis séché. L’usage régulier de ces produits a été associé à un usage problématique de cannabis, au trouble lié à l’usage de cannabis et à des troubles de santé mentale.
  • Les études faites sur le cannabis pour usage topique, notamment sur l’utilisation cutanée des produits de CBD, sont très limitées. Ces produits suscitent toutefois un intérêt grandissant chez les dermatologues et les utilisateurs.
  • Les effets sur la santé associés à l’usage à long terme des produits de cannabis comestible, des extraits de cannabis et du cannabis pour usage topique sont inconnus.

Usage de cannabis et de cannabinoïdes à des fins médicales

Selon des travaux de recherche prometteurs, le cannabis et les cannabinoïdes arrivent à soulager les symptômes associés à certaines maladies graves et chroniques. En juin 2018, plus de 333 000 Canadiens inscrits avaient accès à du cannabis à des fins médicales.

  • Il y a lieu de croire que le cannabis et les cannabinoïdes seraient efficaces dans le traitement de la nausée, des vomissements et de la douleur associés à certaines maladies chroniques.
  • Des études sont faites pour déterminer si le cannabis et les cannabinoïdes seraient utiles dans la prise en charge de symptômes associés à la sclérose en plaques, à l’épilepsie, au cancer, à l’obésité et au glaucome, et à des maladies inflammatoires et des troubles psychiatriques et neurodégénératifs.
  • L’usage de cannabis à des fins médicales comporte des risques et des méfaits, dont le manque d’information posologique normalisée, et nuit à des aptitudes cognitives comme l’attention et la mémoire.
  • Pour pouvoir prendre des décisions éclairées, les professionnels de la santé et les clients doivent avoir accès à davantage de données probantes, y compris aux résultats d’essais cliniques.
  • Il importe donc de consulter un professionnel de la santé avant de décider de prendre du cannabis à des fins médicales.

Vapotage et maladies pulmonaires graves

Le rapport synthétise ce que nous savons sur la récente apparition de cas de maladies pulmonaires graves associées au vapotage, dont leurs causes probables et les prochaines étapes en termes de recherche. Il présente les données et renseignements les plus récents sur le lien entre le vapotage et les maladies pulmonaires graves, en date du 31 octobre 2019.

Quelques grands constats du rapport :

  • Dans les 90 jours précédant l’apparition des symptômes, dans tous les cas déclarés de lésions pulmonaires, le patient avait utilisé une cigarette électronique contenant du THC (composante psychoactive du plant de cannabis à l’origine de l’état d’euphorie ressenti), de la nicotine ou les deux.
  • La plupart des cas de nouveaux troubles respiratoire et pulmonaires ont été associés à des produits de vapotage contenant du THC provenant d’extraits de cannabis.
  • Dans la plupart des cas, les cartouches de THC utilisées n’ont pas été achetées d’une source réglementée, mais plutôt sur le marché noir.
  • Les Centers for Disease Control et la Food and Drug Administration des États-Unis étudient les composés potentiellement toxiques contenus dans les liquides à vapoter, comme l’acétate de vitamine E, les substances aromatisantes et les solvants. L’acétate de vitamine E, qui sert souvent d’épaississant dans les huiles infusées de cannabinoïdes vendues sur le marché noir, est une substance chimique préoccupante chez les patients ayant des graves lésions pulmonaires.
  • On ne connaît pas les effets sur la santé à court et à long terme du vapotage et des produits connexes; des études devront donc être menées à ce sujet. 
  • Il ne faudrait pas utiliser des produits de vapotage ou des cigarettes électroniques qui contiennent du THC, surtout s’ils proviennent du marché noir.

Consommation chronique et fonctionnement cognitif

L’initiation précoce à l’usage de cannabis – avant 16 ou 17 ans – est l’un des principaux facteurs prédictifs d’atteintes cognitives évidentes. Cela dit, les effets de l’usage régulier de cannabis sur le fonctionnement cognitif sont généralement légers, dans la plupart des cas. Ainsi, nombre des effets mesurables sur les fonctions cognitives disparaissent après une période prolongée d’abstinence.

  • L’usage régulier de cannabis est associé à des changements dans la structure et le fonctionnement du cerveau, dont des altérations des circuits naturels de la récompense.
  • Les personnes dont le processus de prise de décisions est mésadapté (décisions risquées et impulsives) sont plus susceptibles de développer un usage problématique de cannabis et un trouble lié au cannabis.
  • Des mesures normalisées de l’usage de cannabis, dont la fréquence de consommation, la dose et le mode de consommation, sont essentielles pour mieux comprendre la causalité de ces liens.

Usage régulier de cannabis et santé mentale

Les personnes qui consomment régulièrement du cannabis, soit au moins une fois par semaine pendant plusieurs mois ou années, seraient plus à risque de développer une psychose ou une schizophrénie. Ce constat a été établi après l’examen de nombreuses études récentes sur le lien entre le cannabis et plusieurs troubles de santé mentale.

Quelques autres constats présentés dans le rapport :

  • Les personnes atteintes de troubles de santé mentale sont plus de deux fois plus susceptibles de faire un usage régulier de cannabis.
  • L’usage régulier de cannabis est généralement associé à davantage d’effets néfastes que d’effets bénéfiques chez les personnes atteintes de troubles de santé mentale.
  • Pour mieux comprendre le lien entre le cannabis et la santé mentale, nous avons besoin de mesures normalisées de l’usage de cannabis ainsi que d’études plus vastes.

Troubles respiratoires causés par l’inhalation de cannabis

Les personnes qui fument régulièrement du cannabis ont souvent des problèmes de toux quasi quotidienne, de respiration sifflante, d’essoufflement après avoir fait de l’activité physique, de gêne respiratoire nocturne, de bruits thoraciques, de mucosités matinales et de bronchite. L’abstinence peut éliminer certains des symptômes respiratoires négatifs subis par les fumeurs de cannabis.

Des études faites sur les troubles respiratoires causés par l’inhalation de cannabis ont permis d’observer que :

  • La fumée de cannabis contient plusieurs des mêmes produits chimiques que la fumée de tabac.
  • Les données sur un lien entre l’inhalation de cannabis et le cancer du poumon se contredisent.
  • Le lien de causalité entre l’inhalation de cannabis et la bronchopneumopathie chronique obstructive reste à démontrer.
  • Les effets du vapotage et de la fumée secondaire de cannabis sur l’appareil respiratoire demeurent incertains.

Effets du cannabis pendant la grossesse

Environ 16,9 % des femmes en âge de procréer (de 15 à 44 ans) avaient consommé du cannabis dans la dernière année en 2015, et de 2 à 5 % des femmes enceintes avaient pris du cannabis pendant leur grossesse. Il ne semble exister aucune corrélation entre l’usage de cannabis pendant la grossesse et un risque accru de naissance prématurée, de fausse couche ou de graves anomalies physiques. Par contre, l’usage fréquent de cannabis pendant la grossesse est associé :

  • à un faible poids à la naissance et est l’un des facteurs de risque corrélés à d’autres issues défavorables de la grossesse;
  • à une altération du développement neural et de la cognition, et à un faible rendement scolaire;
  • à des perturbations du comportement des enfants et des jeunes adultes (troubles de l’attention, hyperactivité et impulsivité, et risque accru de délinquance et d’usage de substances).

Nouveaux produits
du cannabis

Nouveaux produits du cannabis

Le 17 octobre 2019, le gouvernement fédéral a légalisé l’achat et la consommation de produits de cannabis comestible, d’extraits de cannabis et de cannabis pour usage topique.     

De quel genre de produits parlons-nous ici? Voici en quoi ils consistent, en termes simples : 

  • Les produits comestibles (cannabis comestible) sont des aliments ou boissons qui contiennent du cannabis;
  • Les extraits de cannabis sont des produits dont la teneur en THC et en CBD est supérieure à celle trouvée dans le plant de cannabis; 
  • Les produits pour usage topique sont des huiles, crèmes et lotions infusées de cannabis qui s’appliquent sur la peau, les cheveux ou les ongles.

Ces nouveaux produits du cannabis posent des risques particuliers pour la santé et la sécurité qui diffèrent de ceux associés à la consommation de cannabis séché. Il est important de connaître ces risques avant de faire le choix de consommer des produits de cannabis comestible, des extraits de cannabis ou du cannabis pour usage topique, pour minimiser les effets néfastes sur la santé.

Dans les mois précédant la légalisation de ces nouveaux produits du cannabis, le CCDUS a publié une série de ressources d’information sur les risques qu’ils posent pour la santé et la sécurité, la réduction des risques ou des effets néfastes sur la santé, les différences entre l’ingestion et l’inhalation des produits du cannabis et l’entreposage sécuritaire de ces produits.  

Ce qu’il faut savoir sur les produits de cannabis comestible, les extraits de cannabis et le cannabis pour usage topique

Le cannabis comestible se présente sous diverses formes à manger ou à boire. Même si certains produits ressemblent à des aliments « réguliers », ils n’en sont pas, puisqu’ils ne procurent aucune valeur nutritive.

Les extraits de cannabis peuvent se présenter sous forme solide (hash ou hashish) ou liquide (huile à vapoter) et peuvent être vapotés, fumés ou ingérés. La teneur en THC et en CBD des extraits de cannabis peut varier considérablement : certains, comme le distillat d’huile et les éclats, contiennent jusqu’à 99 % de THC, alors que d’autres contiennent principalement du CBD et peu de THC. La consommation d’extraits puissants fait augmenter le risque de surintoxication, surtout chez les jeunes qui s’initient au cannabis.

Le cannabis pour usage topique s’applique directement sur la peau, les cheveux ou les ongles. Le risque d’intoxication et d’affaiblissement des facultés après l’application d’un produit topique serait faible, même si ce risque doit encore faire l’objet d’études approfondies.  

Voir notre fiche d’information pour en savoir plus sur les divers types de produits du cannabis et leurs caractéristiques.   
 

Quelle est la différence entre l’inhalation et l’ingestion?

L’inhalation et l’ingestion sont les deux modes de consommation du cannabis les plus populaires, et il importe de connaître leurs effets respectifs sur la santé.

La façon dont le cannabis pénètre dans l’organisme dépend de la façon dont il est consommé : dans un cas, le cannabis entre par les poumons et dans l’autre, par l’estomac. Les différences entre l’inhalation et l’ingestion se feront particulièrement sentir sur :

  • La façon dont le THC circule dans le corps;
  • L’apparition des effets;
  • Le temps à attendre avant pour ressentir des effets d’intensité maximale;
  • L’intensité de l’état euphorique;
  • La durée des effets.  

Cannabis comestible : des conseils pour réduire les risques

Consommer le cannabis sous forme de produits comestibles est une alternative à l’inhalation. Cet automne, lorsque la consommation de cannabis comestible sera légale, de nombreux Canadiens voudront peut-être essayer quelques-unes des options qui leur seront offertes. Mais avant, ils devraient connaître les risques auxquels ils s’exposent.

Quand on mange ou qu’on boit le cannabis, les effets sur l’organisme ne sont pas les mêmes que si on le fume ou le vape. Ceux qui choisissent les produits de cannabis comestible devraient d’abord se renseigner sur la façon d’en faire une consommation à faible risque.

Le document 7 choses à savoir sur le cannabis comestible explique en quoi consistent ces produits et comment vous pouvez réduire vos risques. Voici quelques sujets abordés :

  • Le temps qu’il faut, après l’ingestion de cannabis, pour que les effets se fassent pleinement sentir, leur durée et leur intensité;
  • L’importance de prendre son temps;
  • Les risques de prendre du cannabis avec d’autres substances, comme l’alcool;
  • Les effets de l’usage fréquent sur la santé mentale.

Extraits de cannabis : ce que vous devez savoir

Les extraits de cannabis sont des produits contenant des cannabinoïdes issus du plant de cannabis. Les cannabinoïdes les plus courants sont le THC (tétrahydrocannabinol) et le CBD (cannabidiol), qui provoquent des effets différents. Ainsi, le THC produit des effets d’intoxication ou d’euphorie, alors que le CBD n’entraîne pas d’intoxication et pourrait avoir des bienfaits thérapeutiques.

La concentration en THC et en CBD des extraits de cannabis peut varier considérablement : certains contiennent jusqu’à 99 % de THC, alors que d’autres contiennent principalement du CBD et peu de THC.

Les extraits peuvent se présenter sous forme solide (hash ou hashish) ou liquide (huile à vapoter). Certains sont nommés d’après leur apparence ou texture (p. ex. éclats, cire, « honeycomb » et « budder »).

Les extraits de cannabis peuvent être :  

  • fumés ou vapotés;
  • mis sous la langue, avec un pulvérisateur ou un compte-gouttes (les extraits sont alors appelés « teintures »);
  • consommés par « dabbing » (méthode relativement nouvelle de vapoter des extraits qui nécessite une pipe à eau spéciale).

Le document 7 choses à savoir sur les extraits de cannabis présente quelques points importants sur ces extraits et sur la façon de réduire les risques associés à leur consommation. Voici quelques sujets abordés :

  • Pourquoi il faut toujours acheter ses extraits de cannabis auprès d’une source légale;
  • Pourquoi il faut éviter le « dabbing » si vous vous initiez au cannabis;
  • Les effets que pourraient avoir les extraits en raison de leur forte teneur en THC;
  • Les possibles effets de l’usage fréquent sur la santé mentale.

Lisez toujours l’étiquette avant de consommer du cannabis comestible

Les produits de cannabis comestible se présentent sous diverses formes, comme les biscuits, les chocolats et les boissons, et leur teneur en THC varie. Cependant, au Canada, la loi fixe à 10 mg la quantité maximale de THC que peut contenir un emballage de cannabis comestible.

Pour diminuer votre risque de surconsommation, lisez l’étiquette avant de consommer un produit de cannabis comestible. Ceux qui s’initient au cannabis devraient commencer avec un produit contenant 2,5 mg de THC ou moins et y aller lentement!

Cette infographie présente ce qu’il faut savoir avant de consommer un produit de cannabis comestible, comme :

  • l’importance de consulter l’étiquette pour connaître la teneur en THC du produit
  • l’importance de commencer avec un produit dont la teneur en THC est de 2,5 mg ou moins
  • ce à quoi ressemble une portion de 2,5 mg

 

Coûts de l’usage
de cannabis

Coûts de l’usage de cannabis

Le cannabis est l’une des substances les plus consommées au Canada. Selon l’Enquête nationale sur le cannabis, de 2018, 15,6 % des Canadiens ont dit avoir consommé du cannabis dans les trois derniers mois. En plus d’entraîner plusieurs effets sur la santé, l’usage de cannabis à des fins non médicales contribue aux coûts liés à l’usage de substances. Le secteur le plus affecté est celui de la justice pénale. Parmi les autres secteurs touchés, mentionnons les soins de santé, le commerce et l’industrie, la recherche et la prévention, les dommages à la propriété et aux véhicules, ainsi que les coûts relatifs au milieu de travail autres que ceux liés à la perte de productivité.

  • En 2014, les coûts attribuables à l’usage de cannabis se chiffraient à 2,8 milliards de dollars, soit 7,3 % du total des coûts liés à l’usage de substances.
  • De 2007 à 2014, les coûts par personne ont augmenté de 19,1 % pour le cannabis.
  • De 2007 à 2014, les coûts de soins de santé liés au cannabis ont augmenté de 27,9 %.
  • En 2014, le cannabis se classait au troisième rang pour les coûts attribuables à des crimes liés à l’usage de substances (1,8 milliard de dollars, soit 19,7 %); 60 % de ces coûts étaient associés à des infractions à la Loi réglementant certaines drogues et autres substances.
  • En 2014, 18 % des autres coûts directs étaient attribuables au cannabis.

Pour en savoir plus, consultez le rapport intégral :

Perceptions et tendances
au Canada

Perceptions et tendances au Canada

Tendances démographiques et usage de cannabis

L’usage de cannabis au Canada augmente lentement : en effet, le taux d’usage dans la dernière année dans la population générale (15 ans et plus) est passé de 10,6 % en 2012 à 12,3 % en 2014. De plus, les jeunes Canadiens étaient plus de deux fois plus susceptibles d’avoir pris du cannabis dans la dernière année que les adultes, les 15 à 24 ans ayant un taux d’usage de 25,5 % et les 25 ans et plus, de 9,9 %.

Pour en savoir plus, consultez Cannabis (sommaire canadien sur la drogue), l'Enquête nationale sur le cannabis, deuxième trimestre de 2018 et l’Enquête canadienne sur le cannabis (2017).

Les perceptions des Canadiens sur le cannabis

Depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur le cannabis en octobre 2018, les Canadiens ont exprimé leurs inquiétudes et leurs points de vue concernant les effets du cannabis sur la santé et la sécurité. En 2018, un sondage Nanos commandé par le CCDUS a permis d’interroger 1000 Canadiens pour connaître leur avis sur l’usage de cannabis. Voici quelques constats de ce sondage :

  • Plus de 80 % des Canadiens disent que les écoles ont un rôle à jouer dans la sensibilisation des jeunes au cannabis;
  • La principale crainte des Canadiens face à la légalisation du cannabis concerne les personnes qui conduisent ou qui travaillent avec les facultés affaiblies;
  • La majorité des Canadiens disent connaître ou bien connaître les effets du cannabis sur la santé;
  • Près de 90 % des Canadiens sont en accord ou plutôt en accord pour dire qu’ils se sentent à l’aise de parler de cannabis avec leur médecin;
  • La plupart des Canadiens se disent convaincus ou plutôt convaincus qu’ils connaissent les effets du cannabis sur la conduite.

Comment les Canadiens de 16 ans et plus perçoivent le cannabis

Selon le rapport sommaire de l’Enquête canadienne sur le cannabis de Santé Canada (2017), les Canadiens de 16 ans et plus avaient les opinions suivantes concernant le cannabis :

  • L’usage de cannabis à des fins non médicales est plus socialement acceptable que le tabagisme.
  • La majorité des personnes ayant pris du cannabis dans la dernière année ont dit qu’il n’avait eu aucune répercussion sur leur travail, leurs études, leur vie familiale, leur mariage ou leur santé physique.
  • Environ la moitié des personnes ayant pris du cannabis dans la dernière année ont dit qu’il avait eu une influence positive sur leur santé mentale, leur qualité de vie, leurs amitiés et leur vie sociale.
  • Environ la moitié des participants ont dit que le cannabis avait un effet positif sur l’humeur, la créativité, l’anxiété et le sommeil.
  • Selon la plupart des participants, l’usage de cannabis avait un effet négatif sur la motivation et l’ambition, la mémoire, la concentration, l’attention, le raisonnement et la prise de décisions.
  • Pour la majorité des répondants, le cannabis peut engendrer la dépendance.

Pour en savoir plus, consultez le rapport intégral : Enquête canadienne sur le cannabis (ECC) de 2017 : Sommaire des résultats.

Comment les jeunes Canadiens perçoivent le cannabis

Notons en outre qu’un petit échantillon de Canadiens âgés de 15 à 19 ans avaient les opinions suivantes concernant le cannabis :

  • Comme le cannabis est une plante, et non une drogue, il est sans danger.
  • Le cannabis peut avoir des effets positifs sur le consommateur, comme la concentration, la relaxation, la capacité de dormir et la créativité.
  • Les effets du cannabis varient en fonction de la personne; ces effets dépendent davantage de la personne et de ses attitudes que de la substance en soi.
  • Le cannabis affine les capacités de conduite de certaines personnes en améliorant leur concentration.
  • Le cannabis n’entraîne pas de dépendance, alors l’arrêt de sa consommation ne provoque pas de symptômes de sevrage.
  • Le cannabis n’est pas nocif, surtout comparativement à l’alcool et aux psychotropes sur ordonnance.

Cannabis au volant

Cannabis au volant

Le cannabis nuit aux capacités cognitives et motrices nécessaires à la conduite sécuritaire d’un véhicule à moteur et fait doubler le risque d’accident. Les données acquises jusqu’à présent corroborent les conclusions suivantes :

  • Il est plus fréquent, chez les jeunes Canadiens, de conduire après avoir consommé du cannabis que de conduire après avoir bu de l’alcool.
  • Les hommes sont trois fois plus susceptibles que les femmes de conduire après avoir pris du cannabis.
  • Après l’alcool, le cannabis est la substance la plus souvent détectée chez les conducteurs mortellement blessés dans des accidents de la route au Canada.

Pour en savoir plus sur le cannabis et la conduite avec facultés affaiblies, voir la page Conduite sous l’influence du cannabis.

Les jeunes
le cannabis

Les jeunes et le cannabis

Avec la légalisation du cannabis, les jeunes se tournent vers des personnes qu’ils connaissent et en qui ils ont confiance pour obtenir de l’information fiable sur les bienfaits et méfaits de la consommation de cannabis. Les jeunes veulent connaître les deux côtés de la médaille. Ils sont prêts à parler, mais leurs interlocuteurs ne sont pas forcément préparés pour le faire.

Le CCDUS a préparé un guide de communication qui aidera les alliés des jeunes à avoir avec eux des conversations sûres, objectives et exemptes de tout jugement, le tout dans une optique de réduction des méfaits. Le guide facilite la communication d’information exacte qui permettra aux alliés d’aider les jeunes à prendre des décisions éclairées par rapport à la consommation de cannabis.
 

Consommation de cannabis pendant l’adolescence

Le rapport Les effets de la consommation de cannabis pendant l’adolescence, qui s’inscrit dans la série Consommation de substances au Canada, porte sur ce que nous savons et ce que nous ignorons sur les effets du cannabis sur les adolescents. Il aborde plusieurs questions importantes et grands enjeux, comme :

  • Quels sont les effets du cannabis sur le cerveau et le comportement des jeunes?
  • Existe-t-il un lien entre l’usage de cannabis et la maladie mentale?
  • Le cannabis peut-il entraîner une dépendance?
  • Sur quelles interventions pouvons-nous compter pour traiter les troubles liés au cannabis?

Le rapport se termine avec un appel à l’action et aide les parents, enseignants, prestataires de soins et décideurs à créer et à appliquer des programmes de prévention et d’intervention plus efficaces.


Un module d’apprentissage en ligne a été créé à partir du rapport. Vous pouvez le consulter sur la page Apprentissage en ligne sur les effets de la consommation de cannabis pendant l’adolescence.

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