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Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances

Projet Améliorer le traitement ensemble

Au Canada, le traitement de l’usage de substances pour jeunes n’a pas évolué au rythme des données probantes. En fait, les jeunes de 15 à 24 ans forment le groupe qui a le plus besoin de soins hospitaliers pour des surdoses d’opioïdes. De plus, 94 % des décès par surdose d’opioïdes au pays sont accidentels, souvent parce que la drogue de rue est coupée avec de puissants opioïdes comme le fentanyl.

Il est donc essentiel d’offrir des services de traitement qui sont accessibles et adéquats et qui répondent aux besoins des jeunes ayant un trouble lié à l’usage d’opioïdes. L’objectif du projet Améliorer le traitement ensemble (ATE) est d’améliorer les résultats des services de traitement à l’échelle locale et les expériences des jeunes qui consomment des opioïdes.

Le projet ATE mise sur la co-création et la participation citoyenne. Depuis 2018, le CCDUS, en partenariat avec huit organisations de la Colombie-Britannique et de l’Alberta, travaille avec des jeunes, des familles et des intervenants touchés par l’usage d’opioïdes chez les jeunes. L’objectif est de comprendre leurs besoins et de co-créer des ressources en vue d’améliorer les services de traitement offerts. Les partenaires de la Colombie-Britannique sont les centres Foundry de Victoria, Prince George, Vancouver-Granville et Kelowna, alors que du côté de l’Alberta, il s’agit du Programme virtuel de dépendance aux opioïdes, le Programme de dépendance aux opioïdes de Calgary, des Services en dépendance et en santé mentale pour enfants et adolescents (zone nord) et des Services en dépendance et en santé mentale pour enfants, jeunes et familles (Lethbridge), qui relèvent tous des Services de santé de l’Alberta.  

Le projet compte trois phases distinctes.

Pendant la phase 1, en collaboration avec nos partenaires, nous avons organisé des ateliers pour comprendre les expériences et les besoins des jeunes, des parents et des proches aidants qui recourent aux services de traitement, ainsi que ceux des intervenants qui donnent ces services. Puis, nous avons réfléchi à des solutions et conçu des prototypes permettant de s’attaquer aux causes profondes du trouble lié à l’usage d’opioïdes mentionnées par ces populations.

Nous en sommes maintenant à la phase 2 du projet et nous travaillons avec nos partenaires à concrétiser les idées de prototypes proposées pendant les ateliers.

De son côté, la phase 3 permettra de tester les prototypes à l’échelle locale, puis de les évaluer.

Les initiatives suivantes s’inscrivent dans le projet ATE.

Le guide Parents Like Us. The Unofficial Survival Guide to Parenting a Young Person with A Substance Use Disorder est une ressource d’aide pour les parents qui ont à composer avec un jeune ayant un trouble lié à l’usage de substances. Mis au point par douze parents de Victoria (Colombie-Britannique), en partenariat avec le CCDUS et Foundry Victoria, le guide cherche à améliorer les expériences des jeunes qui consomment des substances, de leurs familles et des intervenants, ainsi qu’à améliorer les résultats des services offerts.

Recueil d’expériences et d’histoires communes, ce guide à l’intention des parents et des proches aidants se veut une source d’inspiration, de soutien et de courage qui les amènera à demander de l’aide. Que le jeune expérimente avec les substances ou qu’il ait développé un trouble lié à l’usage de substances, le guide fera le pont entre vous et d’autres parents et proches aidants qui sont aussi passés par là.

Le CCDUS prépare actuellement un manuel d’instruction qui guidera les personnes ou les groupes intéressés dans l’élaboration d’un guide adapté à leur communauté. Pour obtenir un exemplaire de ce manuel, il suffit d’écrire à info@ccsa.ca.

Lors des ateliers que nous avons tenus en Alberta, des participants ont mentionné l’absence d’histoires positives dans le domaine public montrant des jeunes qui réussissent à faire face au trouble lié à l’usage d’opioïdes. Les jeunes rencontrés nous ont dit que la plupart des histoires dans les médias parlent de surdoses mortelles et des ratés du système. Selon eux, il faut raconter des histoires d’espoir sur ce que vivent vraiment les jeunes. D’ailleurs, les jeunes présents à nos ateliers étaient d’avis que leur participation à des projets comme ATE devait être mise de l’avant, pour montrer qu’ils peuvent avoir une influence positive sur la prestation de services.

Avec l’aide d’un conteur professionnel, les jeunes ont travaillé pendant six semaines à la préparation d’histoires sur leur expérience passée et présente de l’usage d’opioïdes. Les jeunes ont ensuite produit des vidéos qui racontent comment ils sont parvenus au bien-être et ce qui leur a été utile pendant ce cheminement.

Le ministère de la Santé et du Bien-être de l’Alberta a rendu publiques les premières histoires de ces jeunes (voir sous les vidéos pour le lien à la version française). Ces histoires :

  • décrivent les options de traitement en cas d’usage d’opioïdes et de trouble lié à l’usage d’opioïdes;
  • expliquent pourquoi les jeunes consomment des opioïdes;
  • déstigmatisent l’usage d’opioïdes;
  • incitent les jeunes à chercher de l’aide en cas d’usage d’opioïdes;
  • montrer qu’il est possible de se traiter et de se rétablir.

Ajoutons que l’une des vidéos est présentée dans la galerie virtuelle Great Big Stories de Frayme. Le CCDUS est l’une des dix organisations choisies par Frayme pour raconter des histoires d’équité entre jeunes et proches aidants et mettre de l’avant les processus de création, de conception et d’amélioration des programmes et services en santé mentale et en usage de substances destinés aux jeunes.

Le CCDUS prépare actuellement une simulation interactive de ce que vit un jeune qui consomme des opioïdes ou qui a un trouble lié à l’usage d’opioïdes. Cette simulation abordera aussi les répercussions de ce trouble sur la famille du jeune qui essaie d’accéder à des services, ainsi que les effets de la stigmatisation sur le jeune.

L’utilisateur pourra faire l’expérience de la simulation dans un cadre rural ou urbain. Les caractéristiques de chaque cadre influeront sur les choix proposés. La simulation devrait être rendue publique en 2022.

Le guide Youth Informed Guide to Opioid Agonist Treatment regroupe quelques courtes vidéos d’animation sur l’expérience quotidienne des jeunes qui suivent un traitement par agonistes opioïdes (TAO), dans le cadre d’un programme de traitement. Ces vidéos d’animation permettent d’expliquer ce qu’est le TAO et, ainsi, de le démystifier et de le déstigmatiser, et d’accroître la confiance des jeunes qui envisagent de suivre un TAO.
Au programme de la série :

  • Des descriptions des différents types de médicaments disponibles pour les jeunes en Colombie-Britannique;
  • L’expérience des jeunes (l’accès au TAO, une journée typique d’une personne qui suit un TAO, les bons côtés du TAO et ses effets secondaires, etc.)
  • Des informations exactes et utiles sur le TAO.

Les vidéos seront rendues publiques à l’été 2022.

En collaboration avec Foundry Prince George, le CCDUS est à concevoir un outil d’inclusion des jeunes à l’intention des organismes de santé et de services sociaux qui servent les jeunes. Cet outil aidera les organismes souhaitant se perfectionner à améliorer les expériences de service des jeunes, en les amenant à identifier leurs forces et à trouver des solutions pour remédier à leurs points faibles. L’outil compte quatre grands axes d’évaluation :

  • L’accessibilité (la facilité d’accès au service pour les jeunes, dont les heures d’ouverture, le coût et le processus suivi lorsque le jeune atteint sa majorité)
  • Le contexte de prestation du service (l’accueil et le confort offerts par l’organisme, son inclusion et sa diversité, et sa capacité à réponse aux besoins fondamentaux des jeunes)
  • La qualité du service (est-ce que l’organisme applique une approche centrée sur le patient, le droit des jeunes à la vie privée et à la confidentialité est-il respecté, et l’organisme tient-il compte des commentaires des jeunes)
  • La continuité des soins (est-ce que l’organisme est en contact avec d’autres services locaux destinés aux jeunes qui consomment des substances)

L’outil s’accompagne d’une liste de recommandations formulées par les jeunes pour répondre à chaque question d’évaluation, d’une liste de services pour renseigner les jeunes et les intervenants sur les services offerts à l’échelle locale, ainsi que d’une feuille de questions que les jeunes pourraient poser aux intervenants lorsqu’ils ont recours à des services en usage de substances. L’outil intéressera :  

  • les prestataires de services en usage de substances
  • les prestataires de services en santé mentale
  • les prestataires de services de traitement pour les jeunes
  • les prestataires de services de réduction des méfaits
  • les refuges pour jeunes
  • les centres de santé communautaire
  • les services sociaux
  • les hôpitaux
  • les services d’urgence

L’outil d’inclusion des jeunes devrait être rendu public au printemps 2022.

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