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Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances

Recherche

L’analyse d’urine et l’auto-évaluation nous permettent de déterminer quelles substances la drogue du marché noir contient, puis de comparer cette information à ce que les personnes consommatrices pensaient que leur drogue contenait. La section Recherche décrit un projet en cours qui utilise l’analyse d’urine et l’auto-évaluation pour vérifier le contenu de la drogue.

Description du projet

Description du projet

Les membres du Projet communautaire d’analyse d’urine et d’auto-évaluation travaillent à la création d’un système normalisé national de surveillance du contenu des drogues illicites. Un tel système a d’abord été mis sur pied par le Centre de contrôle des maladies de la C.-B. (BCCDC) et le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CCSMTL), avec les commentaires de personnes consommatrices. Le CCDUS collabore avec le BCDCC et le CCSMTL en vue de donner une envergure nationale au système.

Tel que créé par le BCCDC et le CCSMTL, le système utilise des échantillons d’urine pour déterminer le contenu de la drogue consommée. Il serait possible d’analyser de la drogue illégale pour en savoir plus sur son contenu, mais cette façon de faire présente des difficultés d’ordre juridique, éthique et pratique. L’utilisation d’échantillons d’urine a les avantages suivants :

  • Éviter les problèmes liés à l’entreposage et au transport des substances illégales.
  • Les participants n’ont pas à renoncer à une partie de leur drogue pour les analyses.
  • Éviter d’exposer les testeurs à la violence associée au trafic de drogue quand ils achètent des produits à analyser.
  • Refléter davantage les produits vendus dans la rue que ceux saisis par les policiers.
  • Il s’agit d’une stratégie globale qui repose sur des systèmes d’analyse en laboratoire.

Autre élément du système : un sondage que les participants doivent remplir quand ils soumettent leur échantillon d’urine dans lequel ils indiquent quelles substances ils pensent avoir consommé.

Voici quelques avantages d’un tel sondage :

  • Après examen des données du sondage et des résultats du dépistage urinaire, il est possible de faire une comparaison entre les substances que les personnes pensent consommer et celles qu’elles ont véritablement prises.
  • Il tient compte des préférences et besoins des personnes consommatrices.
  • Il peut être adapté pour y inclure des questions sur de nouvelles problématiques locales ou nationales.

Les données du projet feront l’objet de comptes rendus locaux et de comparaisons et publications nationales qui décriront les tendances dans l’usage de drogue et les nouvelles problématiques mises en évidence. Le but à long terme du projet, c’est que grâce aux données recueillies, les personnes consommatrices reçoivent de meilleurs services de réduction des méfaits et de santé.

Mise en œuvre du projet

Mise en œuvre du projet

Le CCDUS collabore avec des partenaires à la mise en œuvre, en plusieurs phases, du Projet communautaire d’analyse d’urine et d’auto-évaluation à différents sites au pays. Le projet est financé par une subvention du Programme sur l’usage et les dépendances aux substances de Santé Canada, sous le nom « Developing National Surveillance of Illicit Drug Content » (Mettre en place un système de surveillance nationale du contenu de la drogue).

Phase 1 (2018–2019)

Conception et déploiement d’un système pilote qui fait appel à un sondage et au dépistage urinaire.

  • Création d’un système inspiré de travaux faits en C.-B. et à Montréal, dont un sondage annuel auprès de la clientèle des centres de réduction des méfaits en C.-B. (2012-2015) et une étude sur le dépistage du fentanyl dans l’urine (2015), et d’un projet sur l’analyse de drogue en place à Montréal (2017).
  • Le système pilote a été mis à l’essai dans trois sites :
    • Colombie-Britannique (été 2018, 486 participants)
    • Montréal (été 2018, 343 participants)
    • Edmonton (mars 2019, 49 participants)
  • Les résultats ont été présentés lors du congrès Questions de substance du CCDUS (novembre 2019), pendant l’exposé Vers une surveillance pancanadienne du contenu de la drogue illicite. Pour un exemplaire des diapositives, il suffit d’écrire à publications@ccsa.ca.

Phase 2 (2019–2020)

Expansion du système de surveillance et début du déploiement à l’échelle nationale. Quelques grandes étapes du processus :

  • Collection de données supplémentaires : 400 participants ont répondu au sondage et fourni un échantillon d’urine, dans 10 sites à Montréal en septembre 2019, et environ 750 participants ont fait de même dans 25 sites en Colombie-Britannique à l’automne 2019.
  • En collaboration avec les équipes de la C.-B., de Montréal et d’Edmonton, le CCDUS a préparé de la documentation en français et en anglais afin de faciliter le déploiement dans des sites supplémentaires :
    • Sondages courts et longs normalisés
    • Caractéristiques techniques pour des dépistages urinaires normalisés
    • Un manuel du projet
    • De la documentation à l’intention des comités d’éthique de la recherche
    • Un chiffrier électronique pour l’entrée et l’analyse des données
    • Un gabarit pour les comptes rendus locaux
  • Le CCDUS assure la coordination centrale des nouveaux sites, y compris les quatre qui se sont ajoutés pour 2020 (voir la page Partenaires et collaboration) :
    • Manitoba Harm Reduction Network (réseau de réduction des méfaits du Manitoba) (dont cinq sous-sites au Manitoba)
    • Régie de la santé Eastern Health (dont deux sites à Terre-Neuve)
    • Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse et Direction180 (Nouvelle-Écosse)
    • Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval
  • Les sites intéressés peuvent écrire à publications@ccsa.ca pour demander la documentation sur la mise en œuvre du projet.
  • Les comptes rendus locaux et ceux pour l’ensemble du projet présenteront les résultats obtenus dans un format pratique.

Phase 3 (2020–2021)

Poursuite de l’expansion du projet à l’échelle nationale en reprenant les étapes de la phase 2 dans les quatre sites qui se sont ajoutés pour 2020 et recrutement de deux ou trois autres sites.

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