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Coûts hospitaliers et répercussions de la consommation de substances

​​Pourquoi les coûts hospitaliers attribuables à la consommation sont préoccupants

​​​L’abus de substances est une question de santé grave et de plus en plus coûteuse au Canada. Les coûts d’hospitalisation des personnes ayant des troubles liés aux substances (TLS) ont augmenté de 22 % en cinq ans, passant de 219 millions de dollars en 2006 à 267 millions en 2011, selon un rapport du CCLT sur les TLS et l’utilisation des services hospitaliers. La plus grande partie (54 %) du coût total des séjours à l’hôpital pour des TLS était attribuable à l’alcool.

En 2011, quand on parle du groupe ayant passé le plus grand nombre de jours à l’hôpital, on parle des 45 à 64 ans pour l’alcool, des 25 à 44 ans pour les opiacés et des 15 à 24 ans pour le cannabis. Le nombre de jours passés à l’hôpital pour des troubles liés à la cocaïne a connu une forte baisse pendant les cinq années d’étude (-48 %), alors que le nombre de jours a augmenté pour l’alcool (+8 %), les opiacés (+48 %) et le cannabis (+39 %).

Les substances représentant les plus importants coûts hospitaliers en 2011 étaient, par ordre décroissant :

  • Alcool : 145 millions de dollars

  • Opiacés : 15 millions de dollars

  • Cannabis : 14 millions de dollars

  • Cocaïne : 13 millions de dollars

Le rapport Répercussions des troubles liés aux substances sur l’utilisation des services hospitaliers​ publié en 2014 dresse une liste exhaustive des coûts hospitaliers, selon la substance.

Estimations très prudentes : Ces chiffres ne représentent que la faible proportion de Canadiens hospitalisés avec un diagnostic principal de trouble lié aux substances devant faire soigner des méfaits graves et directs associés à la consommation, comme une intoxication aigüe, des convulsions ou des symptômes de sevrage. Les statistiques présentées ci-dessus n’incluent pas les personnes admises à l’hôpital pour des accidents ou des blessures survenus suite à l’usage d’alcool ou d’autres substances. Elles n’incluent pas non plus les personnes qui se rendent à l’urgence, mais ne sont pas hospitalisées, ni celles qui se font traiter dans la communauté ou dans des services externes.

Minimiser les coûts hospitaliers par la prise en charge des troubles liés aux substances

Les conclusions du rapport soulignent l’importance de la sensibilisation, de la prévention et de l’intervention rapide.

Des outils, comme la ressource électronique Dépistage de l’abus d’alcool, intervention rapide et orientation, créée par le CCLT en collaboration avec le Collège des médecins de famille du Canada, aident les professionnels de la santé à dépister la consommation dangereuse d’alcool de leurs patients, à y remédier et à intervenir avant qu’un trouble lié aux substances ne prenne des proportions rendant nécessaire une hospitalisation.

Pour réduire les coûts hospitaliers attribuables à la consommation d’alcool, il faut aussi une volonté de changer les politiques relatives au prix, au marketing et à l’accessibilité de l’alcool. De plus, le CCLT entend continuer à étudier les effets de la marijuana sur la santé et à suivre de près les changements législatifs proposés qui influeront sur le statut juridique de cette substance et sa disponibilité.