En 2003, un groupe interprovincial de partenaires financiers a été formé sous l’égide du Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies (CCLAT) pour superviser l’élaboration de l’Inventaire canadien des jeux de hasard et d’argent chez l’adolescent (ICJA). Le projet de recherche en deux phases visait à concevoir un instrument permettant d’évaluer le risque et les problèmes de jeu chez les populations adolescentes. La phase I consistait en un examen de la littérature sur les jeux de hasard et d’argent et impliquait la consultation d’un comité d’experts ainsi que la tenue de groupes de discussion avec des adolescents. Ce processus a permis le développement d’un cadre conceptuel, d’une définition opérationnelle du jeu problématique chez les adolescents et d’un ensemble de 51 items candidats visant à mesurer les risques associés aux jeux de hasard et d’argent ainsi que les problèmes de jeu chez les adolescents. [lien vers le rapport de la phase 1 ici]
La phase II consistait à tester les versions anglaise et française des items candidats afin de déterminer lesquels devraient être inclus dans l’instrument final. La cueillette de données comprenait les éléments suivants : un test pilote mené auprès d’élèves du Manitoba et du Québec, suivi d’une étude en milieu scolaire, d’un retest de l’étude en milieu scolaire et d’entrevues de validation clinique menées auprès d’élèves ayant pris part à l’étude en milieu scolaire. Le rapport de la phase II est maintenant accessible [ici].
La phase III du projet est maintenant amorcée et permettra de raffiner l’instrument grâce à des tests en milieux cliniques. Elle visera plus spécifiquement à mesurer la justesse de la classification de l’ICJA par rapport à une évaluation clinique et à comparer l’ICJA aux autres instruments de mesure du problème de jeu chez les jeunes.
La version finale de l’ICJA devrait être rendue publique au début de 2009. Bien qu’on encourage les chercheurs à tester l’instrument et à informer l’équipe de recherche de leurs conclusions, les commanditaires, eux, les mettent en garde contre une utilisation générale de l’inventaire dans des études auprès de la population tant que l’instrument n’aura pas été parachevé et publié.
Ce projet de recherche a été financé par des organismes de la Nouvelle-Écosse, du Québec, de l’Ontario, du Manitoba, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.